Gestion de la douleur chronique Politique 25-030 | Date d’entrée en vigueur : Le 29 octobre 2024

Politique

Les travailleurs qui ont subi une blessure au travail ressentent également une douleur aiguë résultant directement de leur blessure. Dans les premières étapes de la réadaptation, cette douleur est prévue et est une réaction normale et saine à la guérison de la blessure. Le travailleur devrait ressentir moins de douleur à mesure que la réadaptation progresse.

Travail sécuritaire NB déploie des efforts en vue de déterminer les facteurs de risque liés à l’apparition de la douleur chronique et met en œuvre des stratégies d’intervention primaire, comme le conditionnement au travail, l’éducation, et des stratégies de retour au travail rapide et en toute sécurité afin de prévenir l’apparition de la douleur chronique.

Travail sécuritaire NB reconnaît que malgré ses meilleurs efforts en vue de prévenir la douleur chronique, la douleur aiguë peut parfois devenir chronique. La douleur chronique est alors considérée être une complication de la blessure indemnisable et Travail sécuritaire NB la gère en conséquence.

La douleur chronique est une condition traitable et la plupart des travailleurs qui ressentent ce type de douleur peuvent participer à leur réadaptation, réaliser des progrès fonctionnels et améliorer leur qualité de vie.

Interprétation

1. Pour être indemnisable, la douleur chronique doit être liée à la blessure indemnisable, qui pourrait être :

  • une blessure primaire indemnisable, c’est-à-dire une blessure causée par un accident survenu du fait et au cours de l’emploi;
  • une blessure secondaire, c’est-à-dire une blessure qui est une conséquence ou complication directe d’une blessure primaire indemnisable;
  • une blessure subséquente, c’est-à-dire une blessure survenue au cours de la réadaptation.

Pour obtenir de l’aide en matière de prise de décision sur des réclamations pour douleur chronique, veuillez consulter la Politique 21-108, intitulée Critères d’admissibilité – Lésions secondaires et subséquentes et la Politique 21-101 – Conditions préexistantes.

2. Les réclamations pour douleur chronique ne sont pas acceptées si la douleur chronique est causée par une condition qui n’est pas indemnisable.

3. Selon la valeur de la preuve, Travail sécuritaire NB fait l’une des deux choses suivantes :

  • il détermine que la douleur chronique n’est pas causée par une blessure indemnisable et que par conséquent, le travailleur n’est pas admissible à d’autres traitements ou prestations;
  • il accepte que la douleur chronique est une complication de la blessure indemnisable, et il appuie les prestations et les traitements appropriés.

Gestion des réclamations pour douleur chronique

4. Pour aider à déterminer et à prévenir les facteurs de risque, Travail sécuritaire NB :

  • applique dans tous les cas la Politique 25-001, intitulée Aide médicale – Principes, et assure que les travailleurs blessés reçoivent les soins qui conviennent, dispensés par le fournisseur approprié, et obtenus au bon prix;
  • offre des traitements efficaces du point de vue médical selon la Politique 25-014 – Décisions relatives à l’aide médicale;
  • peut se servir de lignes directrices et de critères publiés pour déterminer les facteurs qui pourraient prédire l’apparition de la douleur chronique;
  • encourage et aide le travailleur blessé à continuer de faire ses activités ordinaires dans la mesure du possible, afin de rétablir sa capacité fonctionnelle et de prévenir le déconditionnement.

5. Travail sécuritaire NB favorise une approche multidisciplinaire pour déterminer la nécessité et l’étendue des traitements à fournir. Les traitements peuvent comprendre un ou plusieurs des éléments suivants : gestion médicale, conditionnement physique, aide pour le retour au travail, gestion de la douleur, consultation ergonomique ou autres interventions thérapeutiques.

6. Travail sécuritaire NB peut utiliser des mesures normalisées pour déterminer l’efficacité des traitements et modifier les traitements, au besoin, en vue d’atteindre les buts en matière de rétablissement et de retour au travail. Ces mesures comprennent :

  • des mesures de la douleur;
  • les résultats psychosociaux;
  • les résultats fonctionnels;
  • l’utilisation des soins de santé.

7. Pour déterminer les résultats fonctionnels, Travail sécuritaire NB peut évaluer s’il y a une amélioration ou une détérioration au niveau de ce qui suit :

  • le rétablissement des fonctions lorsque le travailleur blessé a un but quant au retour au travail;
  • le maintien des fonctions afin que le travailleur blessé puisse demeurer au travail lorsqu’il y a des preuves que les fonctions se détériorent;
  • l’amélioration ou le maintien de la qualité de vie en ce qui a trait aux fonctions, pour les travailleurs blessés qui ne sont pas en mesure de travailler.

8. Pour gérer les réclamations pour douleur chronique, Travail sécuritaire NB s’assure que les travailleurs blessés reçoivent des soins médicaux appropriés, nécessaires et efficaces conformément aux principes énoncés dans la Politique 25-014 – Décisions relatives à l’aide médicale.

9. Lorsque la blessure et la douleur chronique qui en découle entraînent une restriction de travail permanente ou une diminution de la capacité fonctionnelle qui affecte les gains du travailleur, Travail sécuritaire NB détermine les gains estimatifs que le travailleur est en mesure de tirer et lui verse des prestations en conséquence. Si Travail sécuritaire NB n’établit pas de restriction de travail ou de diminution de la capacité fonctionnelle, le travailleur blessé n’a pas droit à des prestations pour perte de gains.

Politiques précédentes

  • Politique 25-030 – Douleur chronique, diffusion 4, en vigueur le 17 mars 2016
  • Politique 25-030 – Douleur chronique, diffusion 3, en vigueur le 19 mars 2014
  • Politique 25-030 – Douleur chronique, diffusion 2, en vigueur le 19 février 2009

Douleur aiguë – Une douleur qui persiste ou fluctue en intensité pendant moins de trois mois.    

Douleur chronique – Une douleur qui persiste ou fluctue en intensité pendant plus de trois mois. Cette douleur peut persister en présence ou en l’absence d’une pathologie démontrable.

 

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